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Les Casques rouges : plaidoyer de l'humanitaireLe 31 décembre 2004, la France a proposé aux Nations Unies, la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, pour coordonner l’action des secours suite à des catastrophes naturelles, industrielles ou épidémiologiques majeures. A l’origine de cette proposition, Nicole Guedj, ancien ministre, qui continue de militer en faveur de ce projet, pour que demain, des frères humanitaires soient donnés aux Casques Bleus.
Nicole Guedj a toujours orienté sa vie professionnelle et politique vers la défense des droits de l’homme et l’action humanitaire. Dans une optique résolument pragmatique, elle a toujours eu à coeur de proposer des solutions marquées par l’efficacité pour venir en aide aux plus démunis. Etant intimement convaincue de la nécessité d’utiliser les nouvelles technologies au service des victimes, elle a notamment mis en place “ l’Alerte enlèvement ” en France et le numéro de téléphone unique 08VICTIMES, destiné à écouter, accompagner et informer de leurs droits, les victimes. Désormais, elle a décidé de poursuivre son combat en se battant au quotidien en faveur de la modernisation de l’action humanitaire.
De longue date, Nicole Guedj plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide qu’elle a baptisée “Casques Rouges”
Lorsque cette ancienne Secrétaire d’Etat aux droits des victimes était au gouvernement, elle a été directement confrontée à la gestion du tsunami et a immédiatement constaté que le sauvetage des victimes pêchait, faute de coordination et de communication entre les différents acteurs de terrain. Si de longue date elle plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide qu’elle a baptisée « Casques Rouges », cette catastrophe n’a fait que confirmer le caractère décisif de la mise en place d’une telle structure.
Ces frères humanitaires des Casques Bleus seront composés de pompiers, de logisticiens, de médecins urgentistes, de spécialistes du génie civil et de la sécurité. Regroupés dans une seule et même brigade, ces derniers auront pour mission de coordonner et d’organiser l’action des ONG intervenant sur des sites de catastrophes naturelles, industrielles ou épidémiologiques. Pour couvrir l’ensemble des besoins des acteurs humanitaires dans l’urgence, les « Casques Rouges » seront dotés d’une logistique à la hauteur de la tâche. Ainsi, dans les premières 24 heures d’une crise, se verront déployés des hélicoptères, des hôpitaux mobiles, des conteneurs de télécommunications, des outils de traitement de l’eau… Si nous devons saluer les efforts fournis par les ONG et la générosité des États, il semblerait qu’une rationalisation des ressources et des savoir-faire soit indispensable pour optimiser le sauvetage des trop nombreuses victimes. Et ne serait-ce pas le rôle des Nations Unies que de mutualiser les forces de chaque nation pour venir en aide aux pays sinistrés ? Si cette organisation envoie actuellement des milliers d’hommes pour maintenir la paix sur des sites de conflits armés, elle doit très certainement être en mesure de faire de même pour maintenir la vie après des drames engendrés par la nature déchaînée. Aujourd’hui, l’opportunité de la mise en place de “Casques Rouges” est à l’étude à l’ONU
La France, pays des droits de l’homme, a décidé de montrer la voie en adoptant cette proposition de force internationale humanitaire de réaction rapide, en Conseil des Ministres, en septembre 2004. Le président de la République de l’époque, Jacques Chirac, a ensuite proposé ce projet, au nom de la France, à Kofi Annan qui l’a accepté. Aujourd’hui, l’opportunité de la mise en place de « Casques Rouges » est à l’étude à l’ONU. Depuis, l’Union Européenne a pris conscience de la nécessité d’oeuvrer dans ce sens et pense actuellement à la conception d’un corps européen ayant pour mission de coordonner l’action des secours dès lors qu’une crise survient sur le Vieux Continent. Il reste donc à espérer désormais que cette initiative sera intégrée prochainement dans un processus d’ordre mondial.
D’ores et déjà, Nicole Guedj a créé la Fondation Casques Rouges, qui a pour principale mission de mobiliser l’ensemble des décideurs mondiaux autour de ce projet, pour inciter l’ONU à adopter rapidement une résolution portant sur la création de « Casques Rouges ». Si Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix et Abdou Diouf, ancien Président du Sénégal et Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, ont déjà apporté leur soutien en acceptant de parrainer cette fondation, demain, de nombreuses voix devraient s’élever pour réclamer la création de « Casques Rouges ». En attendant, la Fondation Casques Rouges travaille à l’élaboration d’outils technologiques innovants qui seront utilisés dans le futur par les « Casques Rouges », et qui sont pour l’heure mis à la disposition d’agences onusiennes et d’ONG partenaires. C’est ainsi, qu’est né, en partenariat avec le CNES et Thales Alenia Space, le premier conteneur humanitaire de télécommunications et d’échanges d’informations par satellites. Emergesat est un outil unique au monde qui offre la possibilité aux équipes de secours de communiquer entre elles, de partager leur données, mais aussi de disposer d’outils de télémédecine et d’analyse de l’eau, dans n’importe quelle situation. Un premier exemplaire d’Emergesat est actuellement déployé au Tchad, à la frontière du Soudan, dans les camps gérés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, pour aider les humanitaires à mener à bien leurs actions en faveur des populations réfugiées du Darfour. Prochainement, un second exemplaire sera confié au ministère des Affaires étrangères français, prêt à être embarqué pour gérer dans l’urgence une crise humanitaire majeure.
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