* L'Université aux pieds nus
* Réinsertion des enfants soldats
* Renaissance de la mangrove en Casamance
* Le danger des mines antipersonnelles
* La biodiversité en danger...

* Interview du président T. Obiang Nguema
* Portrait complet de la Guinée équatoriale
* Guinée équatoriale et tourisme un nouvel eldorado

* Emirats arabes unis : les 3 piliers de la gouvernance mondiale par Fouad BOU MANSOUR
* La Bulgarie et l'Europe par Slavi BINIEV
* La vision prospective de l'histoire du Président Abdoulaye WADE...


NOUVELLE ÉCOLE D'ATHÈNES : la conférence de Bordeaux, un succès!

NOUVELLE ÉCOLE D'ATHÈNES : la conférence de Bordeaux, un succès!

http://vimeo.com/19711476 http://vimeo.com/19711476
http://www.neafrance.org/ http://www.neafrance.org/


Suivez-nous sur Twitter!

L’ innovation scientifique au service des défis de la mondialisation

50 projets manhattan




Imaginez un tremblement de terre d’une magnitude identique à celle qui a eu lieu à Northbridge au Nord de Los Angeles en 1994, mais cette fois ci en plein centre ville de Los Angeles, San Francisco ou Tokyo.
Imaginez une attaque terroriste majeure à New-York ou à Londres, utilisant pour la première fois l’arme nucléaire.
Imaginez une réplique de l’épidémie de grippe des années 1918 et 1919 qui décima plus de personnes que les deux dernières guerres mondiales réunies.
Imaginez une crise financière internationale comme celle de 1997 / 98 qui, partie de la Thaïlande se propagea vers d’autres pays comme les Philippines, l’Indonésie, la Corée du Sud ainsi que la Russie mais qui aujourd’hui débuterait des USA pour s’étendre au Monde entier, répétant ainsi la grande dépression d’octobre 1929.
Imaginez le lancement accidentel d’un missile nucléaire ou la fuite massive de radioactivité provenant des énormes quantités de déchets nucléaires stockés par les Etats-Unis ou la Russie.
Ces menaces nous exposent à d’énormes dangers auxquels nous n’avons eu jamais à faire face et, la réalité, c’est que nous ne sommes pas préparés à les affronter. En fait, ceux-ci continuent de croître malgré les milliards de dollars investis pour tenter de les contenir avec les technologies actuelles.

L’histoire et le sens commun nous ont enseigné que pour surmonter ces menaces nous avions besoin de recherches innovantes au-delà des sciences de base connues. De telles recherches ont maintes fois sauvé l’humanité de ces dangers immédiats, repoussés grâce à l’apport de nouvelles technologies scientifiques décisives.
Nous aimerions proposer un programme essentiel de coopération scientifique internationale pour aborder les nombreux dangers qui se présentent à court terme et faire face à long terme aux menaces auxquelles l’Humanité s’expose.
Le « Projet Manhattan« qui a servi au développement de la bombe atomique durant la seconde guerre mondiale nous donne un bon exemple sur la manière dont nous pourrions maintenant exploiter la science pour aborder ces menaces majeures. Les menaces militaires d’une guerre mondiale amènent les plus grands spécialistes à développer ensemble une coopération internationale contribuant à des avancées scientifiques majeures. De telles coopérations ont d’énormes potentiels pour développer des méthodes innovantes pour faire face aux nombreux défis qui se présentent.

D’autres exemples d’une telle coopération scientifique internationale, incluant non seulement la fabrication de la bombe nucléaire qui fut une réalisation technologique primordiale-indépendamment du fait que certains supportent ou déplorent son existence - ont contribué au développement de nouvelles technologies. Les sources hybrides telles que le riz, le blé, le maïs initiées dans les stations agricoles expérimentales de la Fondation Rockfeller à Mexico ainsi qu’aux Philippines ont signé le début de la grande « révolution verte » et de la révolution génétique qui a conduit à la découverte de nouveaux vaccins et d’autres innovations de la recherche médicale, développés par les laboratoires pharmaceutiques. Ces trois exemples montrent le potentiel d’un tel regroupement des forces scientifiques qui pourrait être initié par un gouvernement comme ce fut l’objet pour le « Projet Manhattan », ou par une fondation comme dans le cas de la « Révolution Verte », ou par le secteur privé dans l’exemple de la révolution génétique.

Avec des politiques et des actions appropriées, la classe scientifique peut s’organiser pour concentrer ses recherches sur les menaces globales actuelles. Toutefois, pour conduire de telles recherches, il serait nécessaire de mobiliser nos plus grandes ressources intellectuelles et de rechercher des solutions avec la même détermination que pendant les périodes de guerre. Un programme de coopération scientifique mondiale aurait un énorme potentiel pour aborder les nombreuses menaces et défis auxquels nous devons faire face.

C’est maintenant le bon moment pour mettre en place 50 nouveaux « Projets Manhattan ». Chacun devrait se concentrer sur un problème spécifique concernant un programme d’urgence significatif comme mentionné plus haut en s’appuyant sur des équipes de scientifiques extrêmement compétents, pluridisciplinaires et d’un niveau international. De telles coopérations scientifiques pourraient amener à des percées majeures qu’aucun pays ne pourrait atteindre seul.

Ces nouveaux projets pourraient aborder de nombreux sujets en utilisant les dernières innovations scientifiques et technologiques. Certains, par exemple, pourraient se focaliser sur des dangers immédiats, alors que d’autres étudieraient d’autres défis plus globaux. Cela pourrait inclure :
• le développement d’alternatives, directement liées à la dépendance aux carburants fossiles tels que l’huile, le gaz et le charbon, comme sources majeures d’énergie, en particulier les énergies renouvelables et non polluantes. Celles-ci pourraient inclure le développement de nouvelles technologies pour l’incinération des déchets industriels et municipaux qui peuvent se transformer en carburants, en éliminant les déchets solides et générant de l’énergie électrique et thermal sans dommage environnemental.
• Créer de nouveaux matériaux.
• Retrouver des ressources minérales et autres provenant du plateau continental.
• Développer de nouvelles formes de transport, comme l’utilisation des dirigeables pour remplacer les camions.
• Aborder la problématique du réchauffement global et du changement climatique.
• Surveiller l’ensemble des réserves d’armes de destruction massive qui ne sont pas seulement une menace militaire mais aussi une bombe à retardement au plan écologique et qui pourrait avoir des répercussions planétaires.
• Surveiller les conflits locaux, spécialement ceux d’Afrique, et le commerce mondial des armes. Ceci inclurait un plus large développement de la proposition du prix Nobel de la Paix, Oscar Arias, pour mettre un embargo sur le transport des armes vers l’Afrique Sub-saharienne afin de réduire les conflits dans cette région, y compris les plus grands conflits de la Planète, le plus important à ce jour étant celui de la République Démocratique du Congo.
• Se préoccuper des problèmes de l’eau afin d’éviter la possibilité d’une future guerre de l’eau.
• Se consacrer à la faim et à la malnutrition dans le monde en incluant les réserves alimentaires et la sécurité alimentaire mondiale et en y impliquant la possibilité ou la nécessité d’une seconde révolution verte pour développer de nouvelles technologies agricoles et également fournir des micronutriments pour prévenir des famines et de la malnutrition.
• Traiter des problèmes des Etats en échec, tels que la Somalie, le Zimbabwe ou la Birmanie.

Des approches innovantes dans chacun de ces secteurs donneraient une vraie légitimité à l’ensemble du village global.

Est-ce que les crises qui s’annoncent justifient de tels efforts à une échelle aussi large ? Absolument ! Considérez simplement la possibilité d’une éruption volcanique exceptionnelle, d’un gigantesque ouragan ou tsunami, ou d’une autre catastrophe naturelle pouvant avoir des répercutions comme celles que nous avons connues dans le passé ! Et les catastrophes naturelles ne sont qu’une partie des menaces de cette importance qui se préparent à grande échelle. Le monde n’a jamais vécu avec la possibilité de tels risques. Une coopération internationale sur ces différents sujets pourrait être d’une importance primordiale pour notre survie.

Etablir de tels projets nécessite d’audacieuses initiatives. Nous suggérons que le démarrage de ce projet pourrait commencer par une compétition ouverte à tous afin d’obtenir les propositions les plus pertinentes. Un jury international, composé des meilleurs scientifiques serait chargé de les étudier afin de sélectionner les plus intéressantes. Un bon nombre de ces propositions serait suffisamment incontestable car provenant de sources fiables comme des agences gouvernementales, des organisations internationales ou des fondations privées. Ce qui serait nécessaire pour démarrer ce processus serait la création d’un simple fond d’investissement pour promouvoir la présentation de ces propositions. Un tel fond serait un excellent investissement si, comme nous le croyons, il apparaît évident que nous ne pouvons pas ne pas nous donner les moyens de promouvoir certains d’entre eux.

Nous devons réaliser que nous sommes déjà au centre d’un nouveau genre de guerre mondiale quanq on considère les menaces combinées à la fois par les catastrophes naturelles et celles créées par l’homme. Ce qui sera cependant décisif dans cette lutte, ce sont les ressources intellectuelles provenant des espoirs des nouvelles recherches. En établissant de nouveaux projets de coopération mondiale, nous pouvons lutter contre ces menaces. Dans l’ensemble, nous suggérons une certaine façon de mobiliser la science dans un nouveau genre d’effort coopératif pour faire face aux plus graves défis que l’Humanité aura à relever.

Vladimir Keilis-Borok et Michael D. Intriligator

CLUB DES ANNONCEURS PKB 3