|
|
Jours 15 à 30Projet Locomotive: d'Alméria à CasablancaDeux semaines se sont écoulées depuis les dernières nouvelles de Nicola, Raphael et Benjamin. Il était temps pour la Locomotive (www.belocomotive.org) de se remettre sur ses rails et continuer son périple écologique. Le départ fut difficile, après une dizaine d'heures d'attente, seul 50 kilomètres ont été parcourus, menant l'équipe aux portes de El Ejido.
Cette ville d'Andalousie est connue pour le développement récent de serres agricoles qui s'étendent sur des dizaines et des dizaines de kilomètres à la ronde. A l'intérieur, des milliers d'immigrés Africain, souvent illégaux et payés au compte-goutte, assurent la collecte dans des conditions déplorables, arrosés de pesticides à longueur de journée. Ces hommes et femmes se détruisent la santé pour charger chaque jour les 2500 camions qui effectueront la livraison des supermarchés européens. Ce "jardin de l'Europe" est une usine à gaz à effet de serre. A la vue de cette véritable mer de plastique, un constat s’impose: il faut changer nos modes de consommation et il est préférable d’acheter local!
De El Ejido, Locomotive veut repartir très vite pour Algecira. Grâce à Viorel, Ukraine, Marieta et Rafael, tous les quatre Espagnols, ils y parviennent dans la nuit. Algecira est l’ultime bastion européen avant l'Afrique, où deux mondes se côtoient, donnant à la ville une atmosphère spéciale.. Là-bas, les trois locos dorment pour la première fois sous les étoiles, sur les toit de la ville. Le lendemain, ils se dirigent vers le port pour tenter de rejoindre le continent africain. Après un essai infructueux au port privé, ils tentent d’embarquer sur un ferry, beaucoup moins écologique mais seul recours à leur traversée. Ils doivent partir à 6 heures et deux solutions se présentent : soit partager la voiture d’un particulier et ne payer que le prix d’une traversée pour quatre, soit se faufiler à l’intérieur d’un camion. Peu de particuliers empruntant ce chemin à cette heure, les trois aventuriers découvrent l'opportunité rêvée après quelques recherches : chaque camionneur a le droit d'avoir un second chauffeur sans payer de frais supplémentaires. Ainsi, Nicola, Raphael et Benjamin peuvent embarquer à bord, gratuitement avec Franck, René et Abdullah, trois camionneurs généreux, pour enfin atteindre le maroc.
Arrivés au port, René invite les trois jeunes à dormir dans sa maison située dans la banlieue de Tanger. Le lendemain les trois jeunes font face à un complet dépaysement. Tanger, villes multiculturelle et autrefois port international, offre un spectacle époustouflant, riche d'une architecture très diverse ainsi que d'une vie palpitante qui anime chaque coin de rue. Les gens, aimables, intéressés et ouverts, nous guident avec le sourire jusqu'au coeur de la ville, la Médina. Aujourd'hui encore, après plus de 50 ans, la majorité des habitants de la ville parle au moins trois langues. L’objectif de dépenser le moins de CO2 possible est grandement facilité par la générosité des marocains qui n'hésitent pas à offrir leurs maisons et partager leur nourriture. Ils parviennent même, le soir de l’anniversaire de Nicola, à dormir gracieusement dans l’hotel d’Amhed, celui-ci appliquant le principe de sa religion, l’islam, selon lequel tout passager croisant sa route doit être aidé.
La Locomotive continue son périple plus au sud avec, pour étape suivante, Asilah, ville côtière très touristique. Arrivés dans une station essence, la faim commence à se fait sentir. Toujours dans une optique de consommation minimum de CO2 et de refus de gacher, Benjamin récupère sur une un bout de pain laissé à l'abandon, ce qui provoque un élan de générosité, trois soupes et du pain leurs étant apportés. En l'espace d'un instant, les trois jeunes européens sont entourés de six Marocains qui se passionnent pour leur histoire. Ils s’intéressent à la visée écologique de leur voyage et particulèrement aux panneaux solaires qu’ils transportent sur leurs sacs et pour féliciter l'initiative, offrent trois salades végétariennes et leur proposent de dormir dans le salon familial. Le patron, ordonne aussi qu'un déjeuner soit servi au petit matin. Cette expérience démontre que la générosité est bien présente et qu’en partageant des vrais moments d’échanges et de solidarité, il est possible, en vivant de façon moins individualiste, de moins dépenser d’énergie, moins consommer et moins gâcher.
Le Maroc se distingue entre autres par ses contrastes. Après la tumultueuse ville de tanger, le port paisible d'Asilah, la Locomotive découvre Fès, paradis culturel qui attire les touristes du monde entier, et sa Médina, la plus grande du monde arabe. Les trois explorateurs passent leur première nuit sur le toit de l'Hotel Cascade en compagnie de jeunes européens captivés par cette aventure. Le lendemain, alors que les panneaux solaires récoltent les rayons chaud du soleil maroccain, ils rencontrent, Abdellatif Hanafi, professeur, et Eric, baroudeur francais puis dorment dans l’université publique de Fès. Au petit matin, il retrouvent Abdellatif, qui les invite dans sa classe à partager leur histoire avec de jeunes marocains, puis à partager un magnifique couscous. Ensuite Eric leur fait découvrir la ville et ses mystères et les invite à passer la nuit dans sa chambre. Le jour suivant ils embarquent dans un camion avec trois autres passagers vers Casablanca. Là ils rencontrent Moussa qui les invite à passer quelques jours chez lui et écrire ensemble un bout de cette histoire passionnante.
Calcul du CO2
Pour calculer son empreinte écologique, locomotive se rend sur ce site web: http://www.actioncarbone.org/calculateur_particulier.php qui propose une méthode de calcul qui leur paraît juste.
BILAN DES SEMAINES 3 et 4
Kilomètres parcourus: 1450 CO2 dépensé: environ 101kg par personne (estimation difficile avec le ferry) |
|
|
PKB International, droits de reproduction réservés - 55 rue de l'université- 75007 Paris - Tel : +33 (0)1 46 51 75 90 - Fax : +33 (0)1 46 51 74 25
|
||










http://www.belocomotive.org




