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Fondation Chirac : agir au service de la Paix




Fondation Chirac : agir au service de la Paix
Travailler à construire une culture de la paix et du vivre ensemble a toujours été l’ambition de Jacques Chirac l’ex-président de la République Française. Tout au long de sa vie publique, il n’a cessé de plaider contre la fatalité de la guerre, contre l’indifférence à la maladie ou au handicap, pour le développement et la solidarité, pour le respect de l’égale dignité des hommes et des peuples. Il a, parmi les premiers, compris que la diversité des cultures était une richesse et le dialogue, la condition pour parvenir à un modèle de développement qui soit durable.

Cette ambition constitue le socle de la Fondation Chirac, et l’essentiel de son message en faveur de la paix. Une paix qui est la première victime des dérèglements de la planète : demain, les réfugiés climatiques se compteront par millions. Une paix de plus en plus souvent compromise par les béances de la solidarité sociale, qui favorisent les insurrections comme le montrent aujourd’hui dramatiquement les « émeutes de la faim ». Une paix menacée par l’écrasement des cultures singulières et la recrudescence des conflits identitaires.

Parce que les problèmes sont globaux et les réponses plurielles, la Fondation Chirac ne s’est pas choisi un thème ou un territoire particuliers. Plaidoyer, soutien à des initiatives existantes ou expérimentation de projets pouvant montrer la voie, seront ses modes d’intervention dans le contexte de la crise planétaire née d’une mondialisation déréglée et d’une gouvernance mondiale à réinventer.

Il s’agit d’aider à tisser la trame d’un monde dans lequel chacun doit trouver sa place, grâce à des actions modestes, spécifiques, précises, persévérantes, soigneusement définies et correctement gérées. Avec la conscience aigüe de l’urgence qu’il y a d’agir pendant qu’il en est encore temps.

Dans cet esprit, la Fondation travaille à des premiers projets dans le domaine de la lutte contre la déforestation en Afrique. Elle organise également, le 9 juin 2008, des rencontres internationales sur la diversité linguistique. Sur les 6000 langues parlées dans le monde, 70 à 90 % risquent de mourir au cours de ce siècle si rien n’est fait. Parce qu’elle ne se résigne pas à cet appauvrissement, la Fondation Chirac a décidé de réagir, avec d’autres institutions engagées en faveur de la diversité. Parce que sans attention aux hommes, sans attention à la culture, sans attention à la diversité des cultures, il ne saurait y avoir de développement vraiment durable.

C’est sur ce même front de la Paix - en Bosnie, en Côte d’Ivoire, au Maroc, en Irak, à l’Unesco et aux Nations-Unies… - que l’ex-président de la République Française avait jadis noué des contacts solides et entamé un dialogue, ininterrompu depuis lors, avec les femmes et les hommes qui prennent désormais place à ses côtés. Ils le rejoignent aujourd’hui dans un Comité d’Honneur qui constitue en quelque sorte l’aréopage idéal de l’humanisme contemporain, animé par une volonté unanime : Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Abdou Diouf, actuellement à la tête de l’Office international de la Francophonie, Frédérico Mayor, l’ex-directeur général de l’Unesco, des chefs d’Etat ou de gouvernement - le Brésilien Fernando Henrique Cardoso, le Mozambicain Joaquin Chissano, le Colombien Andres Pastrana, le Canadien Jean Chrétien, le Mauritanien Ely Ould Mohamed Vall, la présidente Lettone Vaira Vike-Freiberga, ou encore Lee Kuan-Yew, l’inoubliable Premier de Singapour - des Prix Nobel de la Paix - Rigoberta Menchu, Mohamed Yunus et Rajendra Pachaury - des artistes et personnalités prestigieuses, comme l’essayiste François Cheng, de l’Académie Française, le président de la Bibliothèque d’Alexandrie Ismaïl Serageldin, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Pologne Bronislaw Geremek, le célèbre musicien Youssou N’dour, Andrea Riccardi, le fondateur de la Communauté romaine de San Egidio et Enrique Iglesias, l’ancien président de la Banque de développement interaméricaine, sans préjuger d’autres personnalités qui nous ont déjà informés de leur souhait d’adhérer à notre projet commun, composent pour la Fondation un capital humain d’une valeur inégalable.

Celle-ci se devait, en retour, de leur offrir un outil performant, afin que ne se perde pas une once des ressources mobilisées sur les programmes. C’est dorénavant chose faite : dans chaque faisceau de compétence requise, le sens et la nature de l’enjeu ainsi que les promesses de la Fondation ont en effet permis à cette dernière de s’attirer le concours des meilleurs. En témoigne la liste de ceux qui ont, depuis le début, contribué à sa mise en oeuvre et qui sont réunis dans le Conseil d’administration.

Cette structure opérationnelle, relativement ramassée, est bien sûr apte à se connecter et à coopérer avec d’autres – qu’il s’agisse d’instances françaises ou étrangères, publiques ou privées, voire de la labellisation d’initiatives émanant de tiers – et à bénéficier de tous les concours disponibles sur le terrain de son activité.

Fondation Jacques Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures : Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international : Président, Jean-Pierre Lafon, diplomate, ancien secrétaire général du Quai d'Orsay : Vice-Président, Valérie Terranova, spécialiste du Japon, conseillère à l'Elysée depuis 1995 : Secrétaire générale, René Ricol, président de la Fédération internationale des experts-comptables : Trésorier, Bernard Vatier, bâtonnier : Conseiller juridique.


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