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* Guinée équatoriale et tourisme un nouvel eldorado

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NOUVELLE ÉCOLE D'ATHÈNES : la conférence de Bordeaux, un succès!

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Aujourd’hui, le monde change profondément

La Tunisie, l’Égypte, la Libye, le Yémen, la Syrie et la Côte d’Ivoire, sont, pour des raisons différentes, les symboles de ce monde qui change. Les peuples de ces pays, harassés par la misère, longtemps dominés et spoliés par leurs dirigeants, sont avides de liberté, de démocratie et de croissance. La communauté internationale, toujours lente à se mettre en ordre marche, semble prête à accompagner, sur les chemins de la démocratisation et du progrès économique et social, des peuples qui ne font que réclamer la part de dignité qui leur revient.
S’agit-il, comme le proclame le prince Salina, dans le fameux roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard, de « tout changer pour que rien ne bouge » ? Salina, au milieu de la tourmente révolutionnaire du Risorgimento, cherche à préserver les intérêts de sa classe sociale. Dans son roman, très critique sur les élites traditionnelles, Giuseppe Tomasi dénonce l'opportunisme politique qui caractérise son époque.
Pour les peuples qui se libèrent, le soutien politique n’est pas suffisant. Tunisie, Égypte, Libye, Yémen, Syrie, Côte d’Ivoire, aucun de ces pays ne peut s’engager sur les voies d’une véritable transformation sans l’aide de la communauté internationale.
Tous n’ont pas les moyens de donner du travail à leur peuple, le nourrir, le soigner, l’éduquer, lui apporter la sécurité, organiser les institutions, les réformer.
Les déceptions risquent d’être grandes, à moins qu’une réelle solidarité internationale se manifeste. Les grands puissances, qui ont longtemps profité de l’ordre ancien, seront-elles au rendez-vous de l’histoire pour soutenir efficacement les révolutions arabes, la révolution démocratique ivoirienne ? Le G8 et le G20 tiendront-ils leurs promesses? Sans aide financière, sans partage des savoirs et des technologies, sans développement concerté, les peuples qui selibèrent connaîtront de graves désillusions.
La liberté et la démocratie, sans la croissance et un juste partage des richesses, sont des paradigmes fragiles.
Mais il ne faut pas oublier que chaque pays, chaque région et chaque zone géographique présentent des particularités liées à leur histoire et à leur culture, qui font qu’il existe des voies différentes vers la démocratie et le progrès social.

Dans le dernier numéro de PKB, le dossier spécial consacré à la Guinée-Équatoriale montre comment le pays utilise sa rente pétrolière pour se développer économiquement et socialement. Le modèle de développement de la Guinée Equatoriale, particulièrement réfléchi, est unique en Afrique. Le président Téodoro Obiang Nguema Mbasogo, également président de l’Union Africaine, souhaite faire de son pays un des fleurons d’une Afrique qui affirme ses ambitions. Le pays s’ouvre au changement, à la modernité, aux nouvelles technologies. L’économie est en mesure de fournir à chaque Equato-guinéen l’un des meilleurs pouvoirs d’achat d’Afrique, de lui apporter la santé, l’éducation, le travail et la sécurité. Les défis sont immenses pour un pays dont les traditions ancestrales peuvent constituer autant d’obstacles à sa modernisation.

Dans la première partie de la revue, on lira aussi les analyses que nous proposent son Excellence Monsieur Gordon Bristol, ambassadeur du Nigéria, Monsieur Slavi Binev, député bulgare européen, Monsieur Fouad Bou Mansour, représentant des Emirats Arabes Unis à l’UNESCO, le Professeur Cheikh Kanté, proche conseiller du Président Wade, sur le nouvel ordre mondial et les enjeux de la globalisation. Dans un monde multipolaire, multiculturel et multilinguistique, ces contributions viennent nourrir le débat d’idées, que nous souhaitons le plus fécond possible, sur la gouvernance mondiale.
La dernière partie de la revue, consacrée au développement durable, se veut particulièrement concrète. Les expériences qui y sont présentées témoignent de l’engagement croissant des décideurs, publics ou privés, et de la société civile pour la préservation de la planète et la défense des valeurs humaines.

J’invite tous nos lecteurs à nous faire parvenir leurs réflexions, leur proposition d’articles, afin que PKB devienne le lieu emblématique d’un véritable partage des idées, des savoirs et des expériences.

Patrick Philippart

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