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CMDT, le coton porteur d'espoir




La culture du coton est primordiale pour le développement économique du Mali. Quel est l’effectif de la population rurale encadrée par votre organisme ?

CMDT, le coton porteur d'espoir
Le secteur coton joue un rôle stratégique dans la politique de développement économique et social du Mali. La CMDT encadre plus de 3 millions de personnes. Les exploitations cotonnières représentent 200 000 exploitations familiales qui cultivent en moyenne 8 à 10 ha par exploitation dont 2 à 3 ha de coton dans un système de production coton-cérales. La plupart de ces exploitations, plus de 80%, pratiquent la culture attelée et l’on peut souligner que la motorisation gagne de plus en plus de terrain, avec des tracteurs de 30 CV et plus.

Quelle est la « plus-value» de l’action de la CMDT dans le secteur cotonnier ?

Le coton, c’est avant tout, le moteur du développement dans la zone d’intervention. Il assure la plus grande distribution de masse d’argent en milieu rural, c'est-à-dire 85 à 130 milliards de Francs CFA par an et pourvoit à 4 000 emplois permanents et temporaires directs au niveau de la société cotonnière.

On peut souligner qu’il constitue la principale source de revenus des paysans de la zone, permettant ainsi de satisfaire, dans la plupart des cas, leurs besoins en biens de consommation, comme, par exemple, l’achat de motos, de téléviseurs… Il apporte la création d’infrastructures rurales tels les centres de santé, les écoles, la réalisation de points d’eau pour l’abreuvement des animaux, les parcs de vaccination… sans compter l’allègement du travail des femmes rurales, grâce à des moulins individuels, des forages apportant l’eau potable, des foyers améliorés.

Il assure l’autopromotion du monde rural avec l’alphabétisation fonctionnelle, la post-alphabétisation, les organisations paysannes comme les sociétés coopératives. De plus, il facilite le désenclavement des zones rurales grâce à l’entretien des pistes agricoles.
Le même secteur cotonnier participe à l’autosuffisance céréalière du pays car il fournit le tiers de la production nationale de céréales cultivée en parallèle.

On peut mettre en avant les recettes d’exportation soit 160 à 200 milliards de Francs CFA par an - 30 à 45% du total - suivant les années. Le coton génère 5 à 10 milliards de Francs CFA par an de taxes pour l’ état et représente 8 à 10% du PIB (Produit Intérieur Brut).

Comment pouvez-vous contribuer à animer la politique socio-sanitaire des régions de production ?

C’est à travers la construction de centres de santé par les populations rurales elles-mêmes, que notre action se mesure en terme de politique socio-sanitaire. Pendant les différentes phases du projet dénommé Mali Sud, de 1980 à 2000, la CMDT s’est intéressée au volet santé, par la décision de prise en charge de l’équipement des médecins des cercles - c’est-à-dire des circonscriptions administratives - en véhicules et en maintenance.

La CMDT a mené aussi des campagnes de « nivaquinisation » à travers le volet « Femme et Développement » pour lutter contre le paludisme.Elle a également contribué à l’installation sur sa zone d’intervention, des premiers médecins de campagne du Mali et créé des Centres de Santé Communautaires (CESCOM) qui se sont, dès lors, multipliés en zone cotonnière.

Quelles sont les opportunités qu’offre le secteur pour le développement durable ?

Nous tenons avant tout, à être particulièrement vigilants, dans la lutte contre la pauvreté, grâce à une bonne rémunération des producteurs qui assure l’amélioration de la qualité de vie des populations et permet de mieux contrer l’exode rural, générateur de bien des problèmes de société.

Nous souhaitons, d’autre part, être les garants de la sécurité alimentaire par notre action auprès des producteurs agricoles, en agissant, notamment, sur leur encadrement technique, l’amélioration des rendements et la restauration de la fertilité des sols.
Nous pensons fortement à la possibilité de production de coton biologique afin de saisir les nouvelles opportunités du marché et de suivre les expériences en matière de commerce équitable.

Le coton avec un label « coton du mali » dans un temps proche, a la possibilité d’être une des matières premières essentielles pour l’industrialisation du pays, nous souhaitons relever ce challenge.

Le coton a connu, au Mali, un développement spectaculaire vers 1990 et a progressé régulièrement jusqu’à atteindre une production de 523 000 t en 1997-98. Le management très serré de la part de la CMDT (Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles) assure l’approvisionnement en intrants, l’encadrement des producteurs et l’achat de la production de coton. Elle intervient également dans le vivrier avec l’introduction de variétés sélectionnées de maïs et de sorgho, la formation et l’organisation des paysans. Elle est parti prenante dans les unités de transformation.


http://www.cmdt.ml/cmdtaujourdhui.html http://www.cmdt.ml/cmdtaujourdhui.html







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